En Guyane française, des Amérindiens au bord de l’autodéfense

18/04/2016 at 15 h 45 min

En Guyane française, dans certains villages du Parc National (Parc Amazonien de Guyane), comme Camopi (zone frontalière avec le Brésil), la situation est explosive tant les villageois sont exaspérés par les dégâts causés par l’orpaillage illégal.Sur les fleuves guyanais, les allées et venues incessantes des pirogues de ravitaillement vers les sites illégaux d’exploitation aurifère sont la preuve manifeste de l’impuissance des forces de l’ordre à enrailler durablement ce fléau environnemental, sanitaire et social.Face à l’insuffisance des moyens de lutte sur certains secteurs clés, et à la passivité complice des autorités brésiliennes, des villageois sont contraints de prendre les choses en main et réagissent : l’autodéfense semble être malheureusement leur seule solution face aux garimpeiros envahissant leurs zones de vie. Brésil et France ont réussi à s’accorder sur la construction d’un pont aussi coûteux qu’inutile entre les deux Pays. A contrario, les citoyens des deux rives ne peuvent que mesurer, au quotidien, l’inefficience des politiques publiques bilatérales face au trafic d’or. Les Hurleurs de Guyane appellent l’État à un sursaut républicain. Les populations du Haut-Maroni et du Haut-Oyapock doivent être protégées, au même titre que n’importe quel citoyen français. Il en va de l’avenir de l’État de droit en Guyane.

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