De la loi biodiversité à la ratification du protocole de Nagoya

21/01/2016 at 18 h 36 min

La complexité de la situation française en regard des peuples premiers de la République a retardé la possibilité de ratifier le protocole de Nagoya. L’adoption de la future loi sur la biodiversité devrait enfin le permettre à condition que la loi soit adoptée avant la conférence des parties qui s éteindra à Cancun au Mexique à la fin 2016. Métamorphose outremers y sera .

Ségolène Royal ce soir dans un communiqué anticipe de le teneur de la loi en se félicitant du travail effectué au Sénat:

« – en incitant à la création d’emplois locaux par les sociétés qui utilisent la biodiversité, à la sensibilisation du public et à la formation des professionnels locaux ; – en étant davantage à l’écoute des communautés d’habitants qui ont des connaissances traditionnelles (telles que les Bushinenge en Guyane). Ainsi, ces communautés seront informées des résultats des recherches conduites par les chercheurs et entreprises sur la biodiversité locale.Les chercheurs et entreprises françaises ont déjà mis en place des accords de partage d’avantages à l’international et en France (ex : plantations de fleurs en agriculture biologique utilisées en cosmétique). » Rappelant également que la polynésir française a déjà été victime de biopiraterie: « – dans les années 80, puis a réussi à reprendre la maîtrise de ce qui constitue aujourd’hui une véritable filière monoï de Tahiti, issue de la fleur Gardenia tahitensis, et d’un savoir faire ancestral. »

Dominique Martin Ferrari