Reinventer la ville: nos trois coups de coeur

22/12/2015 at 16 h 57 min

La mer monte et la chaleur est prégnante….Architectes, ingénieurs, designers nous préparent déjà un monde nouveau. Comme chaque année depuis 2011, la fondation Rougerie (du nom de l’architecte fondateur) a remis ses prix aux plus beaux projets. Vous le retrouverez tous dans BatiActu: http://www.batiactu.com/edito/prix-fondation-rougerie-architecture-mer-et-espace-43128.php?utm_source=news_actu&utm_medium=edito

Pour cette édition 2015, la Fondation a reçu 2.400 candidatures représentant 96 pays. Présidé par Michel Petit, président de l’Institut Océanographique et correspondant de l’Académie des sciences, le jury a tenu à distinguer des projets audacieux, notamment en matière de solutions durables. Les thématiques choisies pour les trois prix sont en rapport avec celles de l’habitat sous-marin : « Innovation & Architecture pour la Mer », « Innovation & Architecture pour l’Espace » et « Architecture & Problématique de la montée du niveau des océans ».

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Coup de Cœur : Projet – Carbonic Island

PRIX « INNOVATION ET ARCHITECTURE POUR LA MER » Équipe : Adam Fernandez Pays : France « Une solution contre l’acidité des Océans Carbonic Island est une station d’épuration sous forme d’île flottante. De plus d’un kilomètre de diamètre, elle a pour objectif de capturer l’excès de CO² contenu dans les océans afin de baisser leur taux d’acidité sans pour autant la rejeter dans l’atmosphère. Fonctionnant aux énergies renouvelables, ce dioxyde est traité et utilisé à travers un réseau de tuyauterie comme liquide refroidissant dans le but de reconstituer une nouvelle banquise puis réinjecté dans les cinq serres végétales pour être par la suite transformé en oxygène grâce à la photosynthèse. L’idée est de lui attribuer un nouveau cycle de vie qui grâce à ce procédé d’épuration, régulera la hausse des températures ainsi que la fonte des calottes glaciaires, la montée du niveau des océans, la déforestation et toute vie qui en dépend ».

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PRIX « ARCHITECTURE ET PROBLEMATIQUE DE LA MONTEE DU NIVEAU DES OCEANS » Équipe : Gabriel Muñoz Moreno Pays : Espagne     An alternative Coastral development « Une rapide analyse de la population mondiale montre son taux de croissance élevé, et notamment dans les PeD. Une des conséquences directes de ce phénomène est l’altération des écosystèmes par l’étalement urbain. En outre, l’architecture urbaine contemporaine ne permet pas de répondre aux défis majeurs du XXIème siècle que sont la raréfaction des ressources et la montée du niveau des océans. La ville côtière de Hangzou est complètement représentative de ce double phénomène. « Re-Generator » est une solution alternative de construction surélevée adaptée aux cycles de la vie de cette zone humide. Le projet propose un réseau de cellules translucides et perméables connectées entre elles pour former un véritable filet habitable. Chaque cellule comporte des implants reproduisant les systèmes de la biologie cellulaire et ainsi favorisant l’autosuffisance par le recyclage des déchets, l’intégration des cellules et le nettoyage de l’écosystème environnant ».

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PRIX « INNOVATION ET ARCHITECTURE POUR LA MER » Équipe : Etienne Fouque / Guillaume Rodère / Diego Romero Pays : France

Wildlife and research « Pacifique nord. Brise modérée. Traversée jusqu’au Great Pacific Garbage Patch, désastre écologique de 3,43 millions de km² ! Direction le PLASTIC REEFF. Son principe : collecter le plastique, l’agglomérer pour le désintégrer tout en revitalisant ces zones. L’archipel est enfin en vue ! De majestueuses falaises couvertes d’une dense végétation plongent dans l’océan d’un bleu éclatant. En présence de déchets, l’unité de base déploie ses colonnes marée-thermiques. Aspiré, le plastique devient matière première aux drones imprimeurs. La porosité de la roche produite découle des débits d’impression tandis qu’un programme génère des morphologies aléatoires. Les scientifiques contrôlent ensuite le repeuplement : retour du plancton et des poissons jusqu’à l’apparition des plus gros mammifères. Alimentée en nutriments depuis l’océan, la flore s’installe dans le substrat artificiel puis des colonies d’oiseaux font étape sur le récif. Injectée au sommet de la structure la bactérie Pestalotiopsis microspora décompose enfin le plastique. La vie aquatique, elle, perdure et la base libérée peut partir à la recherche de nouvelles zones polluées ».