remarquable initiative des GJ du Sud (Réunion)

22/03/2019 at 14 h 21 min

vu dans Clinacco

Loin des vociférations et des blocages de routes, les « GJ du Sud » ont monté un projet de « jardin partagé », 100 % bio. Ils ont reçu le soutien du conseil départemental.

Le groupe qui s’est lui-même baptisé « GJ du Sud » a opté pour une revendication active et constructive. À la contestation, Alix Rousseau et ses camarades ont préféré l’action. Ils ont élaboré un projet de « jardin partagé », qui pourrait associer des adultes en situation précaire ou d’exclusion. Depuis plusieurs semaines, ils ont prospecté, rencontré des responsables, frappé aux bonnes portes. les « GJ du Sud » ont jeté leur dévolu sur une parcelle de 6 ha, à Grands-Bois, laissée en friche. Le propriétaire, CBo Territoria, est disposé à confier cette surface aux « GJ » prêts à l’exploiter, pour une durée de trois ans dans un premier temps. Le projet est celui d’un jardin partagé, où chacun dans le cadre d’une insertion ou d’un retour à l’activité viendrait exploiter son carreau. « C’est vraiment un projet pour que les gens remettent le pied à l’étrier », plaide Alix Rousseau. Une délégation a été reçue mardi soir, par Serge Hoareau, en sa qualité de vice-président du Département, en charge de l’agriculture. « Le projet est intéressant, nous allons le soutenir, nous allons accompagner ces gens-là », s’engage l’élu, également maire de Petite-Ile.

« Une production respectueuse de l’environnenement »

Les « GJ du Sud » sont disposés à faire d’une pierre deux coups, en faisant de cette parcelle, un exploitation partagée, 100% bio. « Il faut remettre l’humain au coeur de nos projets, argumente Alix Rousseau. Parler d’argent, c’est bien, mais parlons des humains. Et là, nous pouvons avoir une production écologique, respectueuse de l’environnement ». La parcelle concédée par le promotteur immobilier n’a pas été exploitée depuis une dizaine d’années. Elle est donc vierge de tout pesticide et engrais chimique.  Les « GJ du Sud » ont également frappé à la porte de la Région, pour le financement d’actions de formation, car l’exploitation du jardin partagé nécessitera le recrutement d’encadrants formés. « C’est l’association déjà créée, « Tout’ génération ensemble » qui gérera le projet,explique encore Alix Rousseau. Lui et ses amis militants associatifs ont également sollicité le Medef qui s’est engagé à réfléchir à l’intégration du projet dans une structure de commercialisation des produits. De son côté, la chambre d’agriculture, par la voix de son président, Frédéric Vienne, soutient le projet et lui apporte son concours. Alix Rousseau espère que les premiers coups de sarcloirs pourront être donnés en juin.

JNF