2018/2022: Vers l’autonomie alimentaire

26/02/2019 at 10 h 24 min

Colloque (OADEOM), visites ministérielles, politiques… sur le pavillon 5.1 Outremer, on essaie de répondre aux crises des grandes cultures en développant une agriculture de proximité après les assises de l’agriculture. Les consommateurs seront ils au rendez vous ?

Vers l’autonomie alimentaire ?

Alors que les grandes cultures de la banane et de la canne se donnent les moyens de survivre, élus et organisations agricoles, portés par les assises de l’agriculture travaillent à l’autonomie alimentaire. Les DROMs sont plus que dépendants des subventions FEADER.

DF

15% : c’est la baisse prévue du budget de la PAC sur la prochaine programmation et c’est aux états membres de déterminer et piloter les moyens pour atteindre les objectifs cernés en fonction des besoins (re nationalisation de la PAC) Comment les DROMS réussiront ils à passer à un autre type d’agriculture moins subventionné et dont les filières sont à consolider ou même à construire ? C’est la question que se sont posés les édiles de la Réunion à l’occasion de l’inauguration de leur village au SIA « Nous sommes en train de réfléchir, avec le monde agricole, à un plan de développement pour l’agriculture réunionnaise et nous espérons pouvoir le présenter d’ici la fin de cette année aux instances que sont la DAF, et au niveau de l’Europe puisque s’il n’y a pas le FEADER, notre agriculture ne peut que mourir », « L’agriculture à La Réunion dépend de ces aides européennes », « Les fonds FEADER que nous gérons en tant qu’autorité de gestion, ce ne sont pas moins de 385 millions d’euros qui sont investis sur notre agriculture sur la période 2014-2020. À ces aides européennes, il faut rajouter les contreparties de l’État, du Conseil départemental, de la Région. Et le tout représente une enveloppe de plus de 520 millions d’euros que nous mettons à la disposition des agriculteurs et de nos éleveurs ».

La Réunion n’est pas la seule à se poser la question.  Aux Antilles, Harry OZIER LAFONTAINE  directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) , Vice-président de la Caribbean Food Crops Society – CFCS, et responsable de l’unité agro-pédo-climatique de la zone Caraïbe depuis 2001, tente de décliner en local les grandes orientations de l’agriculture « à partir des enjeux qui nous parlent ici » . En dehors des cultures de rente comme la banane et la canne qui subissent la concurrence mondiale, la situation locale est celle d’une petite agriculture avec des surfaces cultivées inférieures à 5ha. Il travaille à la rédaction de la stratégie du site Antilles Guyane et au schéma d’orientation de son centre « il nous faut construire un plan d’orientation stratégique à partir des 3 défis : les bouleversements climatiques, une moindre dépendance alimentaire et la diminution des intrants pour un meilleur respect des sols ». Donc, d’abord faire l’inventaire des  richesses (racines, légumineuses, toutes les sortes de protéines dont aura besoin le monde), ensuite faire une analyse multi critères (habitudes de consommation, capacités de transformations…) et enfin évaluation des coûts et des contraintes environnementales avant de créer les bases de données et de lancer les projets.

cf https://fr.calameo.com/books/005063242ee0be75177ee, N°2 : « l’outremer en métamorphose » biodiversité et filières agricoles

      L’agriculture, l’agroalimentaire, la forêt et le bois, la pêche et l’aquaculture constituent des secteurs clefs des territoires ultramarins. Ils représentent un potentiel économique, un gisement d’emplois, une source d’innovation et d’attractivité pour ces territoires, autant qu’un instrument pour réduire leur dépendance vis-à-vis des importations.

On parle désormais de résilience, de bio économie et pour cela il faut créer les conditions de l’innovation. Une tâche monumentale attend chercheurs et structures agricoles et le plus difficile sera sans doute l’accès à la terre pour tous les jeunes agriculteurs qui espèrent s’engager pour l’avenir.

Colloque de l’ODEADEOM

Plus encore qu’à l’accoutumé, le colloque qui s e tient traditionnel-lement au Pavillon 5 Outre- mer devra répondre aux situations nouvelles : développer davantage la sécurité alimentaire dans le s territoires , mieux cerner l’offre  et la demande et promettre la vérité des prix ….

D Martin Ferrari