La guerre des Sargasses

15/01/2019 at 17 h 21 min

A peine trouve t on un début de solution pour le ramassage des sargasses qu’un conflit éclate.
Le Lougarou 1 a commencé à ramasser les sargasses en Martinique le 2 Janvier au Robert , récoltant jusqu’à 3 t d’algues par heure.
Deux ramasseurs de sargasses ont été vendus à cette commune, deux « navalgues » construit sur le chantier vendeen de Navalu, cofinancés par l’état et la commune pour un montant total de 219.500 euros.
Mais la Guadeloupe s’echauffe et crie au « détournement de propriété intellectuelle » car il est vrai que la société STMI avait développé dès 2015 à bord de son Sargator,le concept du tapis roulant qui permet le ramassage.


Bref, pour l’instant les sociétés en sont à se menacer des tribunaux et les sargasses arrivant en masse,   il y a aura sans doute de la place pour toutes les initiatives.
La question est encore une fois essentiellement financière.
Les guadeloupéens rappellent qu’ils ont demandé que le  « ramassage en mer relève de la responsabilité de l’Etat« , ils font remarquer que la « proposition de loi à ce sujet déposée par le sénateur Théophile n’a toujours pas été examine par le Parlement. » Ils attendent donc une décision,  alors que La Désirade , leur premier port de pêche est actuellement bloqué par les sargasses en décomposition avec par endroit 1m30 de boues et que les dégagements d’hydrogène sulfureux continuent de corroder moteur, tour à glace….Le grand probleme reste pour la Guadeloupe de savoir quoi faire de ces algues qu’il est interdit de « claper » en mer de janvier à juin durant la periode sanctuarisée  de la reproduction des mammifères  marins.
Il est évident que l’initiative martiniquaise va jouer un rôle, d’autant qu’une unité de biomasse commence à y traiter les algues