UNE COP 24 BIEN DELICATE ET PEU PRODUCTIVE…..

17/12/2018 at 9 h 41 min

Nous savions qu’elle s’ouvrait sous de mauvais augures. A Katowice en Pologne , terre reine du charbon, difficile d’évoquer la fin des fossiles. Difficile également de rehausser les engagements , même si c’est absolument nécessaire, tous les pays traversant une situation économique difficile, et enfin il fallût faire face  aux retraits de la Russie, des USA, du Brésil et aux prudences australiennes. Bref, il a fallu prolonger les discussions d’une journée pour obtenir un texte insuffisant. A Copenhague en 2010 , les états s’étaient quittés sans texte « mieux vaut pas de texte qu’un mauvais texte » avaient ils souligné , peut être aurait il fallut faire de même, mais cela signifiait remettre en question l’accord de Paris puisque justement l’objectif de Katowice était d’en fixer juridiquement les termes.

Alors l’accord est sur les rails mais sans nouvelles ambitions alors que la maison brûle!

Le 8 Octobre dernier le GIEC avait pourtant tiré la sonnette d’alarme, soulignant les décalages catastrophiques entre un monde à 2° et idéalement à 1,5° . Or à cette date, nous roulons à +3°. Les vulnérables états insulaires ont tout fait pour que les états relèvent d’ici 2020 leurs engagements de réduction. Mais les états se sont surtout appliqués à boucler les règles qui permettront d’appliquer l’accord de Paris, ce qui a satisfait le délégations mais pas les ONGs qui estiment qu’il ne s’est agi que d’une répétition de la demande de mise à jour alors que le GIEC nous donne seulement douze ans pour agir. Il faut dire que les états présents ont du batailler durement contre les Etats Unis qui ne veulent pas reconnaitre dans le travaux du GIEC des recommandations mais seulement des informations. On perçoit une « colère » citoyenne et la voie du recours juridique est de plus en plus évoquée, différentes communautés  s’organisent et attaquent leurs Etats ou entreprennent des recours pour inaction face au dérèglement climatique. L’adolescente  Greta Thunberg, interpellant le Monde sera le moment de communication de cette COP https://youtu.be/HzeekxtyFOY.

Pour tous ceux qui critiquent ces rencontres:

il y a tout de même quelques acquis: modalités de suivi des actions nationales, mais sans transparence obligatoire; flexibilité accordée aux pays en développement, avec hausse des financements français  passant de 3 à 5 mds par an et contribuant ainsi au fonds adaptation (15M d’euros) et au fonds pour les pays le soins avancés (20M d’euros)  et reconstitution du fonds vert pour le climat à destination des îles menacées (mais payé par l’Etat français) « afin qu’il serve de catalyseur de la finance climat comme le prévoit l’accord d eParis » a souligné Brune Poirson ; notification d’une ambition accrue mais sans calendrier; La France a reculé dans le classement des pays acteurs de la transition écologique. Son principal défaut: l’incapacité à gérer les émissions de son parc automobile. La redoutable absence d’Emmanuel Macron retenu par « les gilets jaunes » a sensibilisé un peu plus encore à la nécessaire justice climatique qui atteint les plus précaires. Beaucoup d’espoir avait été mis dans ses interventions et son absence a d’autant plus été remarquée

Côté DOMS:. On travaille désormais moins en termes éthérés sur les notions d’atténuation et d’adaptation, mais de plus en plus sur des projets concrets, territorialisés, permettant de passer de la vulnérabilité à la résilience en agissant concrètement sur les phénomènes climatiques extrêmes, la montée des eaux, l’agriculture et l’alimentation, l’énergie, les mobilités, l’urbanisme…

On attend l’adoption des PPE puisqu’il doit y en avoir une par territoire . « Elles sont prêtes nous précise Guy Fabre d el’ADEME. Elles n’attendent plus que leur acceptation par les régions« .

Retour sur cette question lors de notre atelier du 19 Dec auquel vous êtes tous cordialement invités

ATELIER / DEBAT LE 19 DECEMBRE

(Salle des trois consuls, Hôtel de l’industrie, place Saint Germain, PARIS 6°

ENERGIE, EAU (RESSOURCE)

 

14h OUVERTURE

– Luc LAVENTURE, journaliste, président de Métamorphose Outremers. Des promesses ont été faites.

– Guy. FABRE ADEME : Des retards, pourquoi ?

 

14h15 RETOUR SUR LES SPECIFICITES TERRITORIALES ET ADMINISTRATIVES

Concernant les compétences des territoires, quelles influences sur l’organisation de la gestion des ressources comme l’eau ou l’énergie ?

– Véronique BERTILE, maitre de conférence en droit public, Jean François DONZIER, Directeur Général de l’OIEau. Secrétaire Général du RIOB

 

14H 45 INFLUENCES DES LIMITES ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES

TR1 ; En quoi les spécificités des zones non interconnectées peuvent être atouts, ou obstacles. ? Animation : J. SPAES, journaliste énergie, TERRAGRAM

Mireille LACHARME, et Laurence DAMAZIE EDMOND : EDF SEI,

Brice LALONDE (EVEN), Jérôme BILLEREY (SER) , Marc VERGNET (SA)

 

15h45/ 16h15 : LE ROLE DES ACTEURS / ACCELERATION DES PROCESSUS

TR2 : Mikaa MERED : professeur de géopolitique à l’ILERI , l’importance de la formation/information ; Maina SAGE : députée de Polynésie, coordination et alliance ; Patrick LECANTE : maire de Montsinery , Comité de l’Eau et de la Biodiversité de Guyane CEB (video) ; La Réunion.

 

16H15 : LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LES LIMITES TECHNIQUES,

Animation : V LARAMEE DE TANNENBERG, rédacteur en chef du Journal de l’environnement TR3 : EAU : B. LALONDE, M. VERGNET (Mascara) M.MAMLOUK (engie) ENERGIE : A JOFFRE (Tecsol), L ALBUISSON (Quadran) , F.SYLVAIN (EEL)

 

17h30 : CONCLUSION, « ACCELERONS »

Comment flécher les investissements vers le vert : H HAINAUT ( I4EC)

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