Le transport maritime bousculé à Hambourg

22/09/2018 at 15 h 02 min

Certains lobbiistes du CFM ont du mal à l’entendre,  mais la dernière réunion du grand salon SMM d’Hambourg a confirmé les interventions retenues pour le colloque que nous avons  organisé  le 7 février au CNES et la reprise de ces interventions dans le n°3 qui vient de sortir (voir IT F Lambert , GICAN ci dessous/ Revue en vente 10 euros /demande: ememtamorphose@gmail.com sans oublier de préciser l’adresse postale)

La révolution digitale s’annonce:

Le cluster maritime allemand est  déjà en ligne avec la présentation des pièces réalisées en 3D avec des gains de poids importants. Le numérique innove pour gagner en compétition, Hambourg a servi de vitrine à une révolution en marche même si certains ne parlent encore que « d’évolution »

Outre « les projets » , le réel.

Au 1° janvier 2020 (dans un peu plus d’un an) le seuil de soufre autorisé dans les carburants sera de 0,5% et les eaux de ballast devront être traitées même si pour l’instant, coté technologies on s’interroge encore: si sur les 261 équipement actuellement embarqués et en expérimentation, la désinfection des eaux est inefficace seulement dans 5% des cas, 44% font état de difficultés opérationnelles.Les marins doivent être formés et encore une fois une technologie va voir le jour, sans que ne suivent les hommes…..Les représentants des armateurs ont réagi à l’application des réglementations soufre et eaux de ballast ( en lumière la société Aquatools lauréates premiers « French maritime awards » décernés par France business et le Gican)

L’outremer en métamorphose N°3 en vente actuellementp 32/33

A l’aube des bateaux propres                                                                            ( IT de françois Lambert membre du GICAN) Il était interviewé sur sa politique et celle de son organisme, par Valery Laramée de Tannenberg , rédacteur en chef du journal de l’environnement

«  D’abord, je partage une vision territoriale. Croiser des silos (économies, environnement, défense..) est passéiste. Tout cela coexiste à échelle du territoire « mer » et cette approche commence à s’imposer Ce fût le rôle du secrétariat de la mer avec une dimension nouvelle depuis 2016, confirmée par le nouveau gouvernement, puis par les engagement du CFM (cluster maritime français) Oui il peut y avoir une vraie avancée sur la vision que nous aurons de la mer.

Concernant les bateaux propres qui sont une des grandes préoccupations actuelles, nous ne sommes pas les seuls à investir : le Japon, Singapour, la Chine, la Corée… investissent plus d’ 1 milliard d’euros pour de navires propres. C’est à la fois bon et mauvais : bon pour l’environnement, mauvais pour la concurrence. Nous devons préserver nos spécificités, en travaillant aux côtés des pôles de compétitivité de la mer avec lesquels nous avons créé le CORICAN (Conseil d’Orientation de la Recherche et de l’Innovation pour la Construction et les Activités Navales).Une des feuilles de route porte sur le navire vert, c’est une préoccupation majeure. Nous menons des travaux lourds sur l’hybridation des navires qui nécessite une adaptation, un réseau de transports nouveau. La généralisation passe par les ports. A Marseille, on module déjà les carburants  Ces préoccupations majeures pourraient s’imposer au transport maritime mondial. D’autres progrès ne sont pas au même niveau de maturité : l’usage de l’hydrogène est une technologie sur laquelle la construction navale doit pouvoir agir.

Mais parlons aussi de vieilles recettes.

On réfléchit à la propulsion à la voile sur l’Europe aux regards du besoin du territoire.

Malheureusement les territoires Outremers n’ont pas été associés à cette réflexion

Je le regrette. Les Outremers ont été complètement oubliés dans le cadre de la construction marine : il existe pourtant quelques chantiers à la Réunion, en Guadeloupe mais aussi une myriade de petits chantiers qui ne demandent qu’à être structurée. Je crois au prisme de la décentralisation. C’est cela qui devrait guider cette vision du maritime. Il faut considérer la mer comme un tout, un ensemble cohérent, en prenant en compte l’existant et l’expérience, sinon l’action de la France se résumera à des incantations successives et « l’archipel France » ne sera plus un pays maritime.

Je vous ai répondu sur nos efforts par le biais de la recherche et des seules obligations imposées par MARPOL (marine pollution) On part de très loin.

C’est Vrai l’OMI n’impose pas grand chose, on connait son mode de fonctionnement: deux rendez vous annuels autour de grandes positions sur la sécurité qui font avancer les débats au rythme du droit international ; charge aux territoires de prendre en main ces considérations, et de se saisir de ce droit international dans une perspective de construction de leur législation.

Nous ne sommes pas suffisamment « proactifs » dites vous. Je ne partage pas votre constat.

Il ne faut pas tout confondre : ports, constructeurs, armateurs…. L’eco système doit être pris globalement en face de cet enjeu et face à une réalité économique qui s’impose trop souvent. Aujourd’hui, le cahier des charges dépend des territoires . Si cela ne va pas assez vite, certains labos tentent de répondre à ces préoccupations . Des mesures sont annoncées : la réduction du soufre est déjà en place, et on discute de la réduction du CO2 et de l’azote »

DEJA DES AVANCEES

 

MARPOL (ONU/OMI)

 

contrôle du soufre, et contrôle du CO2

Autre initiative « Globalballast « . pour éviter le tangage, un cargo absorbe et rejette des masses d’eau, durant son trajet, les eaux de ballast Ces eaux pompées transportent des phytoplanctons, des espèces microscopiques qui sont relâchées ailleurs, brisant ainsi les salinités et les barrières naturelles de la mer,. En sep-tembre 2017, 50 états ont signé la convention globalballast. Des systèmes de traitement des eaux devraient être installés sur les navires et d’autres mesures appliquées à 600 ports dont 11 ports de croisière,

France/ MARSEILLE

 

Les industriels s’attellent aux impacts des transports sur la pollution de l’air très sous estimée : 70% des émissions ont lieu à moins de 400 km des côtes et 90% dans les 10.000 nautiques La Méridionale, compagnie de ferry Mar-seille Corse a équipé ses quais et ses bateaux

A Marseille, les bateaux se branchent à quai et les moteurs au fuel ne tournent plus. On gagne en silence mais surtout en pollution : à l’arrêt chaque navire évite

2 051T de CO2/jour sans compter les particules fines évitées.