Une commission interministérielle en Guyane

02/08/2018 at 15 h 48 min

Alors que le débat public sur la mine d’or guyanaise s’achevait, Sebastien Lecornu en voyage sur place annonçait la venue d’une mission interministérielle sur les projets miniers en Guyane, notamment celui de la Montagne d’Or. Pour l’ensemble des opposants cette mesure qui intervient avant remise des conclusions du débat public n’est pas vraiment acceptable. Cette mission interministérielle qui doit débuter au mois d’août et s’achever au mois de « novembre au plus tard », doit aboutir à « une réforme du Code minier » et à l’établissement d’un « cadre global des mines industrielles. »

Au-delà du cas particulier du projet Montagne d’Or, “la mission” pilotée par le Conseil général de l’environnement et du développement durable et l’Inspection générale de l’administration aura pour objectifs de faire “des recommandations au Gouvernement sur les conditions d’éventuelles exploitations minières de ce type en Guyane” , elle “analysera ainsi, au regard des  meilleures pratiques internationales, les retombées socio-économiques de ce type de projet et les mettra en regard de leurs impacts environnementaux et sociétaux.”

L’industrialisation de l’or en Guyane se préciserait donc, sans pour autant accéder au projet de « la montagne d’or » dont les promoteurs semblent ne pas avoir correctement répondu aux questions sociales et économiques que posaient leur projet. Ce serait une interprétation. Pour le réseau “Non à l’Exploitation de la Montagne d’Or” (NEMO)  “Sébastien Lecornu vient, de manière masquée, sauver le soldat Compagnie Montagne d’or mis à mal pendant le Débat public (…). Pour nous, Réseau NEMO, il est hors de question de collaborer avec une quelconque commission-bloublou pour servir d’alibi à la validation finale de ce projet  »

C’est en tout cas mettre en question les conclusions de la CNDP avant leurs rendus.

Pour ce faire, la mission, dont les conclusions sont attendues sous cinq mois, consultera toutes les parties prenantes.La mission se compose de :

  •  Conseil général de l’économie : Philippe Kahn et Antoine Masson
  • Inspection générale de l’administration : Marc-Etienne Pinauldt
  • Conseil général de l’environnement et du développement durable : Christian Le Coz