Qui s’occupe de l’océan, dans l’agenda 2030? Brune POIRSON abandonne l’ODD 14

18/06/2018 at 16 h 46 min
 « Le Plan climat, la stratégie nationale biodiversité, la feuille de route pour l’économie circulaire ou les Assises de l’eau sont autant de chantiers que nous avons lancés pour rendre concret l’Agenda 2030 et que je présenterai en juillet prochain à New York. Pour réussir le défi d’une planète solidaire, nous avons besoin de chacun. C’est la raison pour laquelle je lance www.agenda-2030.fr, qui doit devenir le site de référence sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable par la France » a déclaré Brune PoirsonLa responsabilité de la France va être effectivement de suivre les dix-sept Objectifs de développement durable (ODD)  au cœur du programme de développement durable à l’horizon 2030 – ou « Agenda 2030 » – adopté en septembre 2015 par les 193 États membres de l’ONU. Ils ont vocation à mobiliser les pays du monde entier pour mettre fin à toutes les formes de pauvreté, combattre les inégalités et lutter contre les changements climatiques. Ils remplacent les objectifs du millénaire qui s’étaient donnés pour objectifs de réduire la pauvreté.

Le site officiel est lancé à un mois du Forum politique de haut niveau consacré aux Objectifs de développement durable sur l’eau propre et l’assainissement (ODD 6), l’énergie propre et d’un coût abordable (ODD 7),  les villes et communautés durables (ODD 11), la consommation et la production responsables (ODD 12), la biodiversité terrestre (ODD 15) et les partenariats (ODD 17).

On s’étonnera cependant d’une grave absence: celle de l’ODD14.

Personne ne veut- il  prendre la responsabilité de l’océan, nouveau partenaire du développement mondial et dont on ne sait presque rien? L’ODD 14 vise  à protéger les écosystèmes marins et à réduire leur pollution, en réduisant notamment l’acidification des océans, et en prenant des mesures pour limiter la pêche illicite. Lors du sommet Rio+20 avaient été adoptées, par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, 10 propositions pour l’océan, réparties en 4 objectifs. Avec sa responsabilité de 2° puissance mondiale, la France se doit bien de s’occuper de ces questions.

DMF