Meme colère au sénat coutumier de Nouvelle Caledonie

19/04/2018 at 8 h 34 min

(sources NCpresse)

L’entourage de Macron ignore le Sénat Coutumier

Le Sénat Coutumier a été informé par le haut-commissariat de la République à Noumea que le Président de la République ne se rendrait pas sur le site de Nouville lors de son séjour en Nouvelle-Calédonie. Ses prédécesseurs avaient eux pris la peine de venir faire la coutume au Sénat, porte d’entrée pourtant incontournable du monde coutumier kanak. Les conseillers du Président et Thierry Lataste, représentant de l’Etat en Nouvelle-Calédonie, en ont apparemment décidé autrement, méconnaissant ainsi les fondamentaux du “chemin coutumier kanak”.

 

 

L’entourage de Macron ignore le Sénat Coutumier

Le souhait d’Emanuel Macron de se rendre à Ouvea le 5 mai pour célébrer l’anniversaire de l’attaque de la grotte semble lui bien compromis, le “Comité des 30 ans des évènements de IAAI” (ile d’Ouvéa) ayant dans un communiqué cinglant en pièce jointe “protester contre la venue du Président de la République en affirmant leur mécontentement à l’encontre des membres du comité des signataires et aux leaders du FLNKS de prendre encore une fois une décision et d’inviter, MACRON à IAAI le 05 mai 2018 sans, l’avis préalable de la population d’IAAI”

Lors d’une conférence de presse, ce matin au Sénat Coutumier le vice Président de l’institution et les sénateurs présents ont réitéré leur demande que le Président de la République respecte les autorités coutumières en venant les rencontrer avant tout autre visite de chefferies comme l’exige la procédure coutumière. Ils ont rappelé que le Sénat coutumier avait aussi écrit au Président de la République concernant l’inhumation sur son tertre des restes du grand chef Ataï et que ce courrier était resté sans réponse.

À l’heure ou les responsables politiques indépendantistes demandent un geste fort de l’Etat envers le peuple kanak, il est quand même surprenant, qu’à quelques mois de la consultation référendaire, les conseillers présidentiels aient pu négliger les représentants de l’identité et du patrimoine kanak.