Diggers, la contre-culture comme mode de vie

03/09/2014 at 17 h 15 min
« Une vie libre et gratuite », plaisir des bouleversements sociaux… Concepts européens ? Ultramarins ? Américains.

La légende de la contre-culture naît du flamboyant roman autobiographique d’Emmet Grogan, Ringolerio dans lequel les Diggers, réclamant la rue comme théâtre de leurs actions politiques critiques, subversives et festives, traversent les années 60 comme un « orgasme de l’histoire ».

Une problématique qui n’est pas étrangère à la communauté ultramarine, échangeuse, mélangeuse de cultures.

Les Ultramarins, creusant l’infinie étendue de leurs possibilités culturelles, seront intéressés par l’histoire exaltante des ces « jeunes révoltés, qui cherchent à politiser les enfants-fleurs de des rues de San Francisco ».

En Automne 1966, un groupe de partisans du « théâtre guérilla » s’empare du quartier de Haight Ashbury et y cultive les graines d’une utopie en acte : ils mettent en scène leurs rêves d’une vie libre, gratuite, distribuent des repas, ouvrent des magasins gratuits, et organisent des gigantesques fêtes.

Ce mode de vie accompagnera la société américaine bien au-delà des folles décennies 60-70 et fera émerger de nouveaux modèles économiques sur lesquels sont aujourd’hui bâtis des empires.

Un univers d’inspiration festive à découvrir dans le livre d’Alice Gaillard « Les Diggers – révolution et contre-culture à San Francisco ».

Parution le 15 septembre 2014, aux éditions l’échappée.


 

Par Marie Delattres