retour sur la déclaration de Gabriel servile, député communiste de Guyane

05/10/2017 at 16 h 34 min

En critiquant les décisions de Nicolas Hulot sur l’interdiction des hydrocarbures , Gabiel Serville commet la même erreur que Leon Bertrand il y’a quelques semaines pour la mine d’or. Même si la Guyane a ses propres compétences , du fait qu’elle soit française et européenne l’oblige à respecter les décisions nationales et internationales.Le recul du charbon et des hydrocarbures sont des décisions de l’accord de Paris , décision à laquelle sont soumises toutes les collectivités françaises et contrairement à l’affirmation du député,cette mesure s’applique à toutes les collectivités de l’hexagone (dont le gaz de schiste) qui ne se sentent pas « colonialisées » par la décision nationale. Quant à sa conclusion sur l’accès à l’eau et à l’électricité, rien à voir : d’une part il s’agit d’un droit et de l’autre d’un devoir.

Les mots du député « Sous couvert de mettre en oeuvre des ambitions partagées en vue d’ériger la France en élève modèle de la transition énergétique, le gouvernement revient en catimini et sans aucune concertation sur des compétences décentralisées au bénéfice des collectivités d’outre-mer depuis la loi d’orientation de décembre 2000 », a souligné M. Serville, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

« Dix-sept ans plus tard et dans l’indifférence générale, les Guyanais se voient donc dépossédés de leur droit de décider par eux-mêmes et payent ainsi le prix de l’esprit néocolonialiste qui survit chez quelques-uns de nos dirigeants », a-t-il poursuivi. « Quelle collectivité de l’hexagone aurait supporté qu’on lui interdise d’exercer l’une de ses compétences, privant par là même son territoire d’un potentiel moteur de développement économique, sans même lui demander son avis? », a-t-il demandé, rappelant « qu’un Guyanais sur quatre n’a pas accès à l’électricité et qu’un Guyanais sur cinq n’a pas accès à l’eau potable ».