Un décryptage qui remet les pendules à l’heure!

21/09/2017 at 12 h 48 min

La loi prônée par N. Hulot sur l’exploitation de hydrocarbures ferait elle exception du cas guyanais? C’est en tout cas ce que dévoile ce matin Maxime Combes journaliste et membre d’ATTAC . Information à suivre

 » Le Journal Officiel de ce jour publie un arrêté ministériel pris par Nicolas Hulot le 14 septembre dernier prolongeant de manière exceptionnelle le permis dit de « Guyane-Maritime« . Total devient la seule entreprise titulaire du permis. Ce permis est prolongé jusqu’au 1er juin 2019 sur une surface inchangée.

A quelques jours de l’examen du projet de loi qui vise officiellement à « mettre fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels », cette décision, et l’opacité dans laquelle elle a été prise – nous n’en étions pas informés avant de lire le JO alors que nous sommes en contact avec le cabinet du ministre à propos d’amendements pour améliorer le projet de loi – ne cessent d’étonner.

Se dirige-t-on vers la fin des énergies fossiles en France ? Pas vraiment donc, et pas suffisamment vite. En Guyane, Total pourrait ainsi obtenir, grâce au droit de suite qui n’est pas remis en cause par le projet de loi, une concession minimale de 25 ans, conduisant à de l’exploitation pétrolière sur le territoire français jusqu’en 2044, a minima.

Au moment où le CETA, cet accord UE-Canada qui va encourager l’importation, et donc la production, d’hydrocarbures au Canada, maintenant la dépendance de notre système énergétique aux énergies fossiles, la signature de ce permis de recherche ne peut que polluer le signal que le gouvernement et Nicolas Hulot souhaitent envoyer au monde entier avec ce projet de loi.

Largement symbolique, ce projet de loi ne peut supporter de trop nombreuses failles et le gouvernement devrait faire oeuvre d’une exemplarité TOTALE, ce qui n’est pas le cas.

Nous enjoignons les députés de combler les failles du projet de loi et s’inspirent des propositions portées de longue date par celles et ceux qui mènent bataille depuis de nombreuses années contre l’exploitation des hydrocarbures de schiste, et désormais pour « mettre fin aux énergies fossiles » aussi rapidement que possible.  »