Océania 21 – La déclaration finale en avant première

03/07/2014 at 13 h 04 min

Ce n’était pas donné d’avance. Mais 19 états ont été représentés à la conférence Oceania 2014 dont Vanuatu, Tuvalu, les îles Marshall, mais également les îles Cook, Samoa, Samoa Américaines, Nauru, Niue, Palau, Wallis et Futuna, la Polynésie Française… Le Prince Albert II de Monaco et Nicolas Hulot ont fait parvenir des messages de soutien. L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie ont accueilli le forum. L’association Green Cross, représentée par  Jean-Michel Cousteau et Nicolas Imbert a également  contribué à l’ensemble des travaux du Forum.

La déclaration finale reprend les ambitions de la conférence de 2013 : « engagement des îles du Pacifique Sud de parler d’une voix unie et coordonnée lors des prochaines conférences climatiques et régionales, mais également d’agir conjointement via des programmes conjoints, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, de la gestion des déchets, de l’agriculture, l’eau et la biodiversité, et de la gestion sereine des océans. Développement d’une approche globale et pragmatique sur les territoires, via des projets pilote, un partage d’expérience et une politique d’accès public aux données (open data). »

En 2014, la déclaration finale engage par un appel des jeunes « à la réalisation d’un meeting Oceania des jeunes en 2015. À la mise en oeuvre d’un programme de développement de l’holothurie (concombre de mer – animal marin qui contribue à la dépollution des fonds littoraux, dont l’élevage est facile et écologiquement responsable, et dont la valeur marchande contribue à créer localement de la prospérité),  conjoint à Tuvalu, Vanuatu, les Samoa, les Samoa américaines, Kiribati et la Nouvelle Calédonie. Réaffirme par les  travaux des ateliers sectoriels la mise en place  rapide et concrète des démarches d’économie circulaire, d’agriculture durable de proximité, de développement et de partage des connaissances. On note en particulier l’appel à une gestion plus démocratique et opérationnelle de l’eau (par exemple via des agences de l’eau), le développement forcené d’une agriculture de proximité mais également de la réduction des déchets et du compostage, l’urgence du maintien d’une biodiversité riche et en particulier une gestion strictement encadrée des OGM. Les participants s’engagent à promouvoir dans ces domaines la création d’observatoires et une politique d’accès public et partagé aux données. »


Par Dominique Martin-Ferrari