accord pour le sucre de la Réunion

11/07/2017 at 17 h 23 min

La rencontre ministérielle autour de la crise du sucre trouve ce soir une fin heureuse sans « surenchères extérieures » selon le député européen Younous Omarjee: « Les mobilisations des planteurs, leurs détermination et modes d’action raisonnables comme l’ouverture de Tereos ont permis d’avancer vers ce résultat. Rappelons que la proposition de départ de Tereos était une augmentation de 49 centimes du prix de base et que la négociation a permis d’atteindre 2,60 euros et plus de 3 euros avec la prime d’intéressement. C’est 6 millions d’euros de plus de l’usinier vers les planteurs. C’est l’esprit de compromis et de responsabilité qui a fait que les parties aient pu se retrouver à mi-chemin des demandes initiales des différentes parties. Ce point de rencontre garanti les équilibres nécessaires à l’industrie sucrière et permet de réelles avancées pour les planteurs et notamment pour les plus fragiles d’entre eux. »

La question reste malgré tout d’actualité et l’avenir à assurer pour cette filière qui comme tout le monde le reconnait structure en profondeur l’économie réunionnaise . Tout reste à faire .

Comme le souligne également le député européen: « Au final cet accord marque pour moi la détermination de tous, agriculteurs comme industriels, à poursuivre un chemin commun : celui de la réussite de notre filière canne sucre dans un contexte que nous savons tous difficile. Les yeux de tous sont à nouveau tournés vers l’avenir immédiat, celui de la campagne sucrière et d’un avenir à moyen terme marqué par une transformation en profondeur du marché européen du sucre. Il s’agit dans ce contexte de parvenir à nous maintenir et à poursuivre la valorisation de notre sucre, de notre savoir-faire, de notre excellence. Ce n’est pas un pari facile.

L’autre difficulté se trouve dans l’appréhension d’un marché mondialisé et de plus en plus ouvert à la concurrence. Nous devons là aussi trouver les meilleurs agencements pour nous permettre d’y faire face. » Outre l’avenir du sucre, la Réunion aura sans doute à se pencher sur les possibilités de nouveaux débouchés, la reconquête du foncier et de la qualité des sols, à appuyer le secteur de la recherche tel qu’il est mené au CIRAD afin d’assurer d’autres usages de la bagasse comme peut être également les filières énergies renouvelables.

DMF