L’AFD pallie au fonds vert pour certains dossiers ultramarins

28/11/2016 at 18 h 00 min

Lors d’un colloque organisé le 5 décembre l’AFD a confirmé l’extension de son aide à l’Outre mer.

« Le ministère des Outre-mer et l’AFD annoncent  un renforcement de la lutte contre le réchauffement climatique dans le Pacifique. Une partie de l’enveloppe globale de 45 millions d’€ sera affectée à la création d’un « équivalent fonds vert », ayant pour objectif de « répondre aux problématiques environnementales qui touchent de manière aiguë la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis et Futuna. Il permettra notamment la mise en place de prêts à taux zéro pour financer, par effet levier, plus de 70 millions d’euros d’investissements verts ». Pour le département de Mayotte, une dotation spécifique d’appui à maîtrise d’ouvrage est mise en place, « cette assistance technique permettra de soutenir les initiatives de la société civile et de faciliter la mobilisation des fonds européens pour accompagner des actions et des investissements en faveur de la biodiversité, de l’eau et de l’assainissement ».

Pour en savoir plus l’article dans sa totalité sur  http://outremers360.com/politique/la-ministre-des-outre-mer-annonce-des-moyens-renforces-pour-les-actions-de-lafd-dans-les-outre-mer/

Métamorphose Outremer se félicite de cette nouvelle,  qui répond en partie à une de ses demandes lancée lors du colloque au Sénat le 8 Juin dernier  dans son « appel pour quito »: VOIR Paragraphe 3 « nous demandons un équivalent fond vert pour l’outremer »

Appel pour habitat 3

« La ville tropicale en métamorphose »: Métamorphose outremers, la FEDOM, Greencross, les sénateurs Antoine Karam (Guyane), Jacques Cornano (Guadeloupe) (Premiers signataires) encouragent les acteurs des outremer français à se mobiliser pour la réunion Habitat 3 qui se déroulera en Octobre à Quito (Equateur) sur le thème : « le développement urbain durable, l’avenir de l’urbanisation ? «

La population va s’accroitre et va migrer de plus en plus vers les villes, vers les îles aux territoires finis. L’urbanisation durable est un enjeu primordial, d’autant que les villes de la ceinture tropicale et équatoriale auront, plus encore que les villes européennes, à faire face aux risques climatiques amplifiés des effets du réchauffement climatique. Les villes iliennes et littorales connaitront des flux de migrations importants.

Les îles ont défendu lors de la COP 21 leur survie : menaces de montée des océans, de salinisation des lentilles d’eau potable, elles doivent se faire entendre à Quito.

Le nouvel agenda urbain de l’UE est aujourd’hui connu. Il ne devrait retenir ni nouveaux financements, ni nouvelles réglementations. C’est ce qui ressort de trois années de discussion entre toutes les parties prenantes. Pourtant les villes et territoires on de plus en plus de responsabilités, vivent la baisse des dotations et des ressources financières, l’évolution de leurs périmètres intercommunaux.Les territoires français d’outremer ne peuvent bénéficier du fond verts et pourtant ils rencontrent le mêmes difficultés que les pays qui le reçoivent   Les villes outre mer ajoutent aux difficultés des territoires de l’hexagone, les risques des villes tropicales et une construction de « l’identité réelle » inachevée. Nous demandons un équivalent fond vert pour l’outremer.

Un plus grand regroupement est nécessaire entre les partenaires, pour une meilleure organisation multi-acteurs, une meilleure territorialisation des fonds, un répertoire de « l’intelligence » existante plus efficace. Métamorphose outremers et ses partenaires y travailleront. L’agenda urbain européen a retenu des thèmes prioritaires pour trois ans. La France piloterait le thème de la pauvreté urbaine auquel nous nous associerons.

Avec les partenaires qui nous ont accompagné le 8 Juin durant le colloque « la ville tropicale en métamorphose» nous appelons à la défense de la spécificité des villes tropicales et iliennes.

Nous lançons un appel pour enrichir la position française à Quito afin de

 –       rappeler que notre mer est notre terre.

–       L’océan n’est pas un espace foncier comme un autre. Son énergie peut être mise au service des populations et ses ressources doivent être protégées dans l’intérêt de tous. Comme l’air, il reste un patrimoine commun que l’humanité se doit de gérer

–       faire respecter les engagements de l’Accord de Paris :

efficacité énergétique, autonomie, innovation. Intégration des objectifs énergétiques ambitieux à toutes les échelles de la planification territoriale et œuvrer à l’adoption d’un prix carbone pour réorienter le marché de l’énergie

–       travailler à une ville inclusive

qui ne laisse personne sur le côté : pour cela décloisonner l’information, améliorer la création d’indicateurs et d’inventaires. Parvenir à une plus grande prise en compte des savoirs faire locaux et des ressources locales : santé, construction, alimentation. Sur le plan normatif : prioriser la différenciation à l’universel, en demandant à la France d’appuyer à Bruxelles les spécificités tropicales.

–       encourager les recherches sur la résilience

Défendre la décision prise l’an dernier à l’UNESCO d’intégrer aux nouvelles sciences du climat, les savoirs traditionnels comme ce fût le cas pour la santé. Préserver la biodiversité, culturellement associée aux modes de vie

–       favoriser et multiplier les échanges de proximité

en privilégiant l’Économie collaborative, sociale et solidaire en mettant la révolution numérique au service des territoires.

Cet appel sera associé à la construction d’un agenda des bonnes pratiques, notamment celles qui sont reproductibles et celles qui relèvent des savoir faire en terme de gestion d’un territoire fini.