Métamorphose à l’Alliance Française à Quito avec une exposition, POURQUOI ?

18/10/2016 at 21 h 42 min

Quelle est la richesse de la France ? Ses mille paysages et la diversité de ses régions. Certes l’après guerre, le plan Marshall ont eu raison de bien des spécificités pour répondre à l’urgent besoin de logements et d’accueil. Rapidement, habitants, élus , organismes de l’urbanité ont compris que le bâtiment « photocopié, bétonné » n’était pas le seul modèle Dans les pays émergents et en développement se posent actuellement des questions de même nature.

Parce que l’objectif de métamorphose outremers est d’aider l’outre mer français à valoriser ses savoirs faire, nous avons choisi dans le cadre de la réunion onusienne Habitat 3, une région française , la Guyane partie de l’ Amazonie.

Le choix de la Guyane est majeur parce qu’on y retrouve toutes les problématiques qui seront discutées à Quito mais surtout parce que la Guyane a besoin de développer sa filière bois, de répondre à une demande croissante de logement et d’énergie. Elle se trouve également à un carrefour international (Surinam, Brésil, Haiti) et doit répondre à la grave question des migrations, au respect de l’accord de Paris et de la convention biodiversité Or les difficultés du construire en bois reposent encore sur de fausses idées (liées aux difficultés de la filière, de la gestion, de la préservation…), alors que les techniques évoluent que le secteur peut être créateur d’emploi , et répondre aux exigences de la maitrise de l’énergie

Au carrefour du Surinam, du Brésil, de HaÏti, la Guyane peut démontrer que malgré, ou à cause de, ses problèmes de démographie, de migrations, de pauvreté , des hommes et des femmes étaient capables de proposer des solutions qui respectaient leur milieu, leurs traditions, les matériaux et les savoirs locaux tout en imaginant et en répondant aux besoins du 21° siècle. Appliquant ainsi en termes de gouvernance des outils acquis difficilement : l’autonomie de décision, le droit à l’innovation et à l’expérimentation et bientôt grâce au droit diplomatique le droit à exporter en grande région, connaissances et savoir faire, le travail mené en Guyane mais aussi en Guadeloupe en Martinique et à la Réunion pourrait demain être utile en retour aux décideurs métropolitains confrontés au réchauffement climatique.